Ma plate-forme décrypte les ordonnances pour les patients

Très souvent, les ordonnances rédigées par les médecins sont incompréhensibles en raison de l’utilisation d’un jargon médical très spécialisé. En 2011, Ansgar Jonietz a imaginé la plateforme “Was hab’ ich ?” (“qu’est-ce que j’ai ?”) qui permet de traduire les termes complexes en langage accessible au plus grand nombre. Déjà plus de 32 000 diagnostics simplifiés ont été rédigés par l’organisation soucieuse de former des médecins à une relation fluide et de confiance avec leurs patients.

J’élève des vers marins pour sauver des vies humaines

La découverte de ce biologiste breton sur les arénicoles, des vers marins vivant dans le sable, est remarquable. En 2000, il comprend que ces vers ont un sang différent du sang humain. Leurs globules rouges sont capables de stocker l’oxygène beaucoup plus longtemps car ils respirent à marée haute et vivent en apnée à marée basse. A partir de l’hémoglobine de l’arénicole, Franck Zal produit un additif aux solutions de conservation des organes destinés à être greffés. Ainsi, en apportant de l’oxygène, cette solution permet de ralentir la dégradation du greffon.

Je fabrique des pansements à base de larves vivantes pour guérir les plaies

BioMonde est une société européenne spécialisée dans le soins des plaies, la fabrication et la distribution de la larvothérapie, en particulier la détersion des plaies chroniques et difficiles à guérir. Ensachées vivantes et appliquées sur la peau, les larves de la mouche Lucilia Sericata éliminent les tissus morts et favorisent la cicatrisation. La larvothérapie revêt un triple intérêt : la détersion, la désinfection et la promotion du tissu de granulation.

Soufflez, je vous dirai de quoi vous souffrez !

En analysant les molécules contenues dans l’air expiré, le professeur suisse Renato Zenobi et son équipe tentent de détecter la présence d’éventuelles maladies. A la différence d’autres examens comme les prises de sang redoutées par certains patients, ce test respiratoire n’est pas douloureux. Le diagnostic est établi à l’aide d’un spectromètre de masse, appareil qui permet de déterminer la charge et la masse d’une molécule. Une fois qu’un patient a soufflé dans le dispositif, les gouttes contenues dans l’air sont chargées électriquement. Le spectromètre mesure ensuite le rapport entre la masse et la charge d’une molécule. Chaque personne possédant une empreinte respiratoire unique, il est possible d’établir un diagnostic des pathologies pulmonaires. A terme, les chercheurs souhaitent être en mesure d’identifier d’autres dysfonctionnements du métabolisme.

Passez deux jours dans la peau d’un malade chronique via mon application mobile

Takeda, la plus grande entreprise pharmaceutique japonaise, s’est lancé un défi de taille : faire comprendre aux professionnels de santé ce que vivent les personnes atteintes de Maladies Inflammatoires Chroniques de l’Intestin (MICI), qui touchent plus 250 000 personnes en France. Depuis 2016, l’application mobile du projet “In Their Shoes” permet de s’immerger dans le quotidien de ces malades pendant 48h. Grâce à des messages “push” et appels quotidiens, les participants du programme reçoivent des challenges reflétant les difficultés physiques, psychologiques et sociales que rencontrent ces personnes. Une expérience immersive au service de l’empathie et de l’information médicale.

J’ai créé le premier exosquelette “bras et jambes” dirigé par la pensée

Le professeur Benabid, neurochirurgien français et membre de l’Académie des sciences, a lancé le projet BCI (Brain Computer Interface) permettant de connecter directement le cerveau au corps par le biais d’une puce implantée dans le crâne. Grâce à cet exosquelette de dernière génération, les tétraplégiques retrouvent l’espoir et la capacité de marcher. Equipé de 14 moteurs et de câbles pour permettre la mouvement des bras et des jambes, l’exosquelette pèse 60 kilos.

Mon casque d’électroencéphalographie permet de mieux comprendre le cerveau humain

Tan Le a fondé Emotiv, une société de bio-informatique qui a mis au point un casque innovant d’électroencéphalographie associé à une interface pour une analyse spécifique de l’activité électrique du cerveau humain. Ce casque permet l’identification de biomarqueurs de maladies neurologiques et mentales, ou d’une action à laquelle on pense sans la réaliser physiquement. Très prometteur…

Ma technologie permet de réaliser des diagnostics précoces du cancer de la peau

Le cancer de la peau est le plus répandu dans le monde et représente presque la moitié de tous les cancers diagnostiqués annuellement. La mission de Damae Medical est de mettre le pouvoir de la biophotonique au service de nouvelles opportunités dans le domaine de l’imagerie médicale et du diagnostic. La biophotonique est une science qui utilise la lumière pour analyser la structure et la morphologie d’objets biologiques. Grâce à cette technologie, les évaluations des affections cutanées sont rapides, non invasives et précises. Un vrai “plus” pour les patients !

J’ai inventé un protocole qui permet aux paralytiques de remarcher !

Grégoire Courtine, neuroscientifique, développe depuis plus de 15 ans une approche visant à comprendre les mécanismes de la marche en lien avec l’activation du cerveau. Le nouveau traitement qu’il a mis au point provoque une stimulation électrique de la moelle épinière. Un implant posé au niveau des lombaires, accolé à la moelle épinière, complète ce dispositif. A plus long terme, le chercheur et ses collègues du Centre de neuroprothèses de l’EPFL étudient la possibilité de décoder les signaux contrôlant les mouvements des jambes directement depuis le cerveau, et d’utiliser cette information pour stimuler la moelle épinière. Un véritable espoirs pour des milliers de personnes atteintes de paralysie !

Je soigne les enfants hyperactifs sans médicaments

Traiter les troubles de l’attention et de l’hyper-activité des enfants, à domicile, grâce au neurofeedback  : c’est le pari de Mensia, une start-up issue d’INRIA. Mensia a développé un bonnet d’électroencéphalographie permettant d’apprendre à contrôler son attention. Ce dispositif baptisé Mensia Koala repose sur une interface cerveau-ordinateur qui commande un logiciel par la pensée grâce à un bonnet équipé de petites ventouses. Ce dispositif est d’ores et déjà disponible pour les patients.