Je crée des objets design à partir des rebuts de la pêche

Lucile Viaud, diplômée de l’école Boulle et incubée aux Ateliers de Paris, s’est toujours passionnée pour la mer et la problématique de la valorisation des co-produits de la filière halieutique (pêche et aquaculture). Générés à hauteur de 50% de la transformation alimentaire, ces rebuts constituent une ressource et une matière première précieuse. La jeune designer transforme carapaces, coquilles, algues, arêtes… en objets de décoration et pièces de vaisselle. Du plâtre de mer au verre marin, les matériaux qu’elle met au point évoluent au fil des collaborations et en fonction des co-produits à valoriser selon les espèces, les provenances et les saisons.

Je recycle tous les sous-produits de la viticulture

Cette entreprise familiale fondée en 1947 est un spécialiste du recyclage des sous-produits issus de la culture et de la distillerie du vin parmi lesquels le marc de raison et les lies de vin. L’entreprise joue un rôle environnemental clé pour la filière viticole car tout est valorisé dans les étapes de la chaîne d’activités. Même l’eau récupérée est recyclée dans la distillerie. Forte de son savoir-faire et de son expertise dans le traitement environnemental des sous-produits vinicoles, la Distillerie Douence mène une politique de développement durable en produisant sa propre énergie via des chaudières biomasse. Les débouchés pour les produits recyclés concernent le secteur pharmaceutique, agronomique, énergétique et la chimie verte.

Je gère un centre de tri qui emploie des personnes en situation de handicap

Elise Altantique est une entreprise de l’économie sociale et solidaire qui emploie des personnes en situation de précarité sociale et/ou professionnelle pour collecter et trier des déchets de bureaux et plastique. L’organisme collecte également des bio déchets issus de la restauration et des invendus non consommables de la grande distribution. Cet acteur à la fois tourné vers l’économie circulaire et solidaire emploie près  d’une quarantaine de personnes.

J’ai créé un jeu de Lego écolo à base de bouchons plastique

Clip it ambitionne de changer les comportements de consommation de façon ludique et créative. 99% du jeu est composé de bouchons plastique d’usage courant tels que des bouchons de bouteilles de lait, d’eau, de soda… disponibles dans toutes les familles. Les enfants collectent les bouchons en plastique qui sont reliés entre eux grâce à des petites clés d’assemblage. Ces “clips” sont réalisés à partir de plastique recyclé.

J’ai créé la première gourde à compote réutilisable

Cette mère de famille de 5 enfants est à l’origine de cette solution innovante. Aussi pratiques que les gourdes de compote jetables mais bien plus économiques, ludiques et écologiques, les Squiz réutilisables permettent aux familles de concilier encas nomades et consommation responsable. Destinées à tous les âges (bébés, enfants, ados, adultes), elles se remplissent de recettes faites maison ou achetées en grand format et s’emportent partout. Réutilisables en moyenne 50 fois, elles permettent de réduire les déchets de façon significative.

 

 

J’ai créé le premier barbecue écolo à usage unique

Cette société danoise a mis au point un barbecue très innovant. Facile à transporter et très léger (1 kilo environ), ce barbecue permet de cuire les aliments grâce à une grille biodégradable et écologique réalisée à partir de matériaux naturels dont le bambou et le carton. Aucun métal n’entre dans la fabrication et la pierre de lave est utilisée pour cuire les aliments grâce à une diffusion lente et progressive de la chaleur. Ce nouveau barbecue jetable est à la fois respectueux de l’environnement et de la santé !

Je fabrique des tasses à café à partir… du marc de café

C’est en 2009 que Julian Lechner a eu l’idée originale de concevoir un contenant à partir du produit qu’il était supposé contenir. Ce designer allemand a vu dans la consommation quotidienne de café un potentiel important de réutilisation de ses déchets. En effet, chaque jour, 19 000 tonnes de marc de café sont produites dans le monde. En mélangeant le marc de café recyclé à des colles naturelles et des particules de bois issues de ressources renouvelables, Kaffeeform est parvenu à produire un liquide qu’il a ensuite moulé pour créer des tasses suffisamment solides et étanches pour résister au passage au lave-vaisselle. Un bel exemple d’économie circulaire !

J’ai créé la première plateforme de compostage de proximité

En transformant des déchets organique qui auraient fini incinérés ou enfouis en véritable « or vert », les Détritivores agissent simultanément pour l’agriculture urbaine et le climat. S’inscrivant dans l’écosystème Darwin, à Bordeaux, cette structure propose un service inédit à tous les producteurs urbains de bio-déchets, en particulier les restaurants, les hôtels, les grandes et moyennes surfaces, les épiceries, mais aussi les événements. L’objectif est de traiter les biodéchets au plus près de leur lieu de production pour éviter les émissions de CO2 liées au transport. Les opérations de collecte et de compostage profitent en premier lieu à des personnes en difficultés physique, sociale et/ou professionnelle d’accès au marché du travail. Elle vise un triple objectif : impact social, maillage territorial et création de lien dans les quartiers.

J’ai inventé la douche qui recycle l’eau

La douche “spatiale” conçue par cet ingénieur suédois change notre approche de l’utilisation domestique de l’eau, en particulier dans la salle de bain. C’est en travaillant sur le projet de mission sur Mars (Journey to Mars) de la NASA que Mehrdad Mahdjoubi a eu l’idée du système en boucle fermée appelé “Oas”. Ce système filtre et réutilise l’eau, permettant d’économiser 90% d’eau et 80% d’énergie par rapport à une douche conventionnelle.

Je collecte les bio-déchets des restaurants en échange de l’achat de fruits et légumes

Sauver les biodéchets de la poubelle avec une logistique zéro carbonne, telle était l’idée de Clara, qui a donné naissance à Vépluche. Cette jeune entreprise parisienne a pour ambition d’améliorer la gestion des déchets alimentaires. Vépluche propose une offre inédite : rétribuer les restaurateurs qui produisent des bio-déchets… en fruits et légumes ! Vépluche entend démontrer que les poubelles d’épluchures ne méritent pas l’incinération, mais la meilleure valorisation qui soit : leur transformation en compost. L’entreprise collecte gratuitement (ou à tarif réduit) les bio-déchets des restaurants qui s’engagent, en contrepartie, à acheter à bon prix les fruits et légumes produits à partir de ce compost. Et avec le triporteur, la livraison est garantie zéro carbonne !