J’ai relancé la tradition du cuir de poisson en mêlant innovation et développement durable

Marielle Philip

International / La Teste De Buch
Innovation : Commercialisée / diffusée
C’est en Laponie que Marielle Philip s’est formée à cet art ancestral que le maroquinier Jean-Claude Galluchat avait mis à la mode à la cour du roi Louis XV : transformer la peau de poisson en cuir. Marielle a développé et affiné la technique pour créer la peausserie Femer Peau Marine. Dans une démarche d’écoconception, elle traite uniquement les peaux d’espèces locales (bar, mulet, sole, truite…) qu’elle récupère chez ses voisins pêcheurs et poissonniers pour qui ce sont des déchets. Elle pratique un tannage 100 % végétal à l’aide d’écorces de mimosa ou de noix de galle. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, à épaisseur égale, le cuir de poisson offre une résistance à la déchirure supérieure à celle du cuir classique, mais il s’entretient de la même façon. C’est un cuir dit « exotique » au même titre que les cuirs de serpent, d’autruche, de crocodile : il est donc plutôt utilisé dans les produits de luxe. Femer Peau Marine travaille en collaboration avec des entreprises et des artisans locaux qui emploient ce cuir local et éthique pour la réalisation d’articles de maroquinerie, chaussures, bijoux…
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