J’ai inventé un piège écologique et économique pour lutter contre les taons

Fini-Taons est un piège indispensable pour lutter efficacement sans produits chimiques contre les taons qui envahissent les campagnes en été. Ce piège se compose, au centre, d’une boule foncée symbolisant l‘arrière-train d‘un cheval, qui chauffée par le soleil, attire les taons. Ces derniers essayent de piquer sans succès la paroi épaisse de la boule et cherchant à s’envoler sont alors piégés dans un bocal collecteur en forme d’entonnoir d’où il est impossible de s’échapper. Pour le bien-être des animaux, en particulier des chevaux, des enfants et de tous… en été, c’est Fini-Taons !

J’ai inventé un moteur photovoltaïque autonome

Isabelle Gallet-Coty est dirigeante de la start-up familiale Sauréa, qui a innové dans le domaine de l’énergie grâce à un moteur électrique solaire totalement autonome. Il s’agit d’un moteur capable de transformer directement l’énergie du soleil en force mécanique motrice sans aucun composant électronique ni batterie. Et ce moteur, résistant à des chaleurs extrêmes et ne nécessitant aucune maintenance, a trouvé rapidement une première application au Burkina pour le pompage de l’eau en zones ensoleillées sans réseau électrique.

 

J’ai inventé les stupas de glace pour apporter de l’eau aux agriculteurs du Ladakh

Sonam Wangchuk, membre fondateur de l’Himalayan Institute of Alternatives au Ladakh, aide les agriculteurs des régions montagneuses arides du Ladakh à lutter contre les pénuries en eau. En 2014, il a mis au point un système ingénieux, consistant à geler les eaux de fonte des glaciers sous forme de mini-glaciers artificiels de forme conique : ces derniers libèrent ensuite progressivement l’eau au début de la saison agricole. Nommé « Ice stupa » en référence aux stupas bouddhistes, un prototype de deux étages avait été construit avec succès en février 2014, correspondant à un stockage d’environ 150 000 litres d’eau !

J’ai créé un tissu coloré sans pigment ni colorant

Jun Suzuki est le président de Teijin Fibers Limited, entreprise japonaise qui a conçu Morphotex, un tissu naturellement et structurellement coloré. Il s’agit d’imiter la façon dont la couleur est produite dans l’aile du papillon Morpho. La structure microscopique de cette dernière est en effet composée de centaines de minuscules écailles séparées en deux couches : les écailles de recouvrement (transparentes et translucides) et les écailles de fond (empilement de lamelles de glucides). Ces écailles laissent apparaitre une couleur cobalt grâce à la seule lumière. Le textile Morphotex reproduit ce processus par l’empilement de 61 couches de nylon et de polyester dont chacune est d’une épaisseur et d’un indice de réfraction différents. La fibre apparait alors colorée et irisée sans aucun colorant ni pigment. Morphotex évite ainsi une quantité prodigieuse d’eau, d’énergie et de produits toxiques utilisés dans la teinture conventionnelle.

 

J’ai relancé la tradition du cuir de poisson en mêlant innovation et développement durable

C’est en Laponie que Marielle Philip s’est formée à cet art ancestral que le maroquinier Jean-Claude Galluchat avait mis à la mode à la cour du roi Louis XV : transformer la peau de poisson en cuir. Marielle a développé et affiné la technique pour créer la peausserie Femer Peau Marine. Dans une démarche d’écoconception, elle traite uniquement les peaux d’espèces locales (bar, mulet, sole, truite…) qu’elle récupère chez ses voisins pêcheurs et poissonniers pour qui ce sont des déchets. Elle pratique un tannage 100 % végétal à l’aide d’écorces de mimosa ou de noix de galle. Contrairement à ce que l’on pourrait croire, à épaisseur égale, le cuir de poisson offre une résistance à la déchirure supérieure à celle du cuir classique, mais il s’entretient de la même façon. C’est un cuir dit « exotique » au même titre que les cuirs de serpent, d’autruche, de crocodile : il est donc plutôt utilisé dans les produits de luxe. Femer Peau Marine travaille en collaboration avec des entreprises et des artisans locaux qui emploient ce cuir local et éthique pour la réalisation d’articles de maroquinerie, chaussures, bijoux…

J’ai dessiné un siège proprioceptif pour en finir avec les douleurs dorsales

Doté d’un double système de mobilité réglable, le tabouret ActiveBase offre une gamme d’assises et d’exercices importante permettant une stimulation naturelle et adaptée des chaînes musculaires supérieures (abdominaux, chaîne lombaire, rachis cervical, trapèzes) et des membres inférieurs (cuisses, mollets, ischions, fessiers). Ce tabouret design et ergonomique repositionne la colonne vertébrale et muscle le corps sans effort. Son action de gainage musculaire va se renforcer au fur et à mesure de son utilisation permettant d’éviter les troubles musculosquelettiques ainsi que les douleurs articulaires provoqués par la station assise prolongée, notamment en télétravail. Les stimulations provoquées par l’assise dynamique ActiveBase sont également d’une grande utilité dans la prise en charge des enfants DYS (dyspraxie, dyslexie, dysphasie) ou  TDAH (trouble du déficit de l’attention/hyperactivité) qui ont besoin de « se tortiller » pour se concentrer. Etre assis deviendrait-il la panacée ?

Notre goutte-à-goutte solaire transforme un problème sanitaire en une symbiose végétale naturelle

Un goutteur permet d’arroser les plantes de façon continue et prolongée, par un système goutte à goutte. Le colmatage est le pire problème des goutteurs professionnels. Les biofilms, le calcaire et les particules se déposent dans les fins passages des systèmes classiques, si bien que 75 % des goutteurs sont totalement colmatés après 10 semaines. Le goutte-à-goutte solaire ORIAZ résiste au colmatage avec l’eau non filtrée. En outre, ce goutteur est particulièrement adapté à l’utilisation de l’urine fertilisante (0,6 % d’Azote + 0,1 % de phosphore + 0,2 % de potassium) comme alternative aux engrais chimiques. La méthode consiste à diluer l’urine entre 2 % et 25 % dans de l’eau et à l’appliquer avec le goutteur solaire ORIAZ. De 3 à 7 % des gaz à effet de serre proviennent de l’assainissement des eaux usées. Environ 2,5 % de ces gaz proviendraient de la production et de l’utilisation d’engrais chimiques. Recycler l’urine humaine peut donc aider à réduire les gaz à effets de serre. Nous produisons chacun en moyenne 500 litres d’urine par an, soit 3 kg d’azote. Détourner l’urine des eaux usées vers l’agriculture contribue potentiellement de manière significative à l’atténuation du changement climatique.

J’ai remplacé les anneaux de plastique qui retiennent les canettes par des anneaux biodégradables et comestibles pour les animaux marins.

Peter Agardy est le directeur de la marque et co-fondateur de Saltwater Brewery, la première microbrasserie de production locale de bière à Delray Beach aux Etats Unis. Parce que les anneaux de plastique qui retiennent ensemble les canettes polluent les océans et constituent un piège redoutable et terrifiants pour les animaux marins, Saltwater Brewery a conçu une toute nouvelle approche de l’emballage durable de la bière, grâce à de nouveaux anneaux en paquet de six fabriqués à partir de rubans d’orge et de blé issus du processus de brassage, totalement biodégradables et comestibles. Cet emballage peut ainsi être mangé en toute sécurité par les animaux !

Nous avons dressé des corbeaux à ramasser les mégots de cigarettes qui polluent nos villes

Ruben Van der Vleuten et Bob Spikman sont les co-fondateurs de la startup hollandaise Crowded Cities dont le but est de former des corbeaux à ramasser les mégots de cigarettes qui jonchent les sols de nos rues et de nos parcs. En France, on jetterait environ 25 000 tonnes de mégots par an qui mettraient plus de 10 ans à se décomposer. Crowded Cities a conçu une mangeoire qui apprend aux corbeaux à y déposer un mégot contre de la nourriture. Le parc d’attraction du Puy-du-Fou en Vendée en emploie six qui ramassent mégots et petits déchets pour les déposer dans ces « crowbars » contre cacahuètes ou autres friandises… ou comment des oiseaux peuvent nous aider à garder nos villes propres !

 

J’ai inventé un linceul ensemencé de champignons pour une planète plus propre et plus verte

Parce qu’un enterrement classique consomme énormément de ressources (dont le bois des forêts pour les cercueils), que les fluides d’embaumement contiennent des quantités élevées de formol cancérigène et que les cimetières occupent un espace précieux, l’artiste d’origine sud-coréenne Jae Rhim Lee, fondatrice et PDG de la start-up funéraire Coeio Inc. a conçu un linceul imprégné de spores de champignons qui facilite la décomposition. Ces derniers nettoient naturellement les toxines réunissant dans un seul cycle de vie le corps et la terre. Ce nouveau “costume d’enterrement” permet que nos corps, même après la mort, participent à la préservation d’une planète plus propre et plus verte.